Nous sommes tous des clowns

Nous sommes tous des clowns,
Des pantins, marionnettes,
Disparu le pitchoun
Que nous avions en tête.

Nous sommes des Auguste
Aux vêtements burlesques,
Des comiques de chutes
Aux gags parfois grotesques.

Nous sommes des clowns blancs,
Aux couleurs chatoyantes,
Beaucoup moins impertinents
Mais à l’allure élégante.

Nous sommes tous des clowns
Des pantins Pinocchio,
Disparu le pitchoun,
Le masque de Pierrot.

Nous vivons dans un cirque
Au chapiteau trop grand
Pour nos âmes d’enfants
Bercées de féerique.

Nous sommes tous des clowns
Des cabotins sur scène,
Recherchant le pitchoun,
Que nous étions, sans gène.

Nous vivons sur un fil
Tendu entre nos vies
D’adultes malhabiles
Et notre enfance hennie.

Nous sommes tous des clowns,
Des enfants de la balle,
Dont les cœurs en baladent
Se couvrent de doudounes.


Nous sommes des Augustes
Aux vêtements grotesques,
Des clowns blancs qui incrustent
D’étranges arabesques.
Nous sommes tous des clowns,
De merveilleux artistes,
Des gamins, des pitchouns,
Que l’on « adulte attriste ».

Nous sommes tous des clowns,
Des pantins marionnettes,
Disparu le pitchoun
Là au fond de nos têtes.






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