La vague
La vague,
De
très loin, elle s’élance et se gonfle d’eau
Pour
mieux s’attaquer aux rivages torturés
Par
elle depuis de très nombreuses années,
Avec
force et fracas, dans un dernier sursaut,
Elle
s’abat violente sur le sable chaud,
Roule
vers la terre puis rentre dans ses eaux.
La
vague,
Elle
a perdu et comme toujours se retire
Pour
mieux affronter de nouveau ce continent,
Ennemi
inconnu restant à conquérir.
A
marée montante, portée par l’océan
Elle
fonce, elle y croit comme une conquérante,
Elle
gagne du terrain se faisant géante.
La
vague,
Mais
bientôt la marée basse ne tarde pas
Et
la vague se sent absorbé peu à peu
Par
son alliée passé qui s’éloigne de là
Et
qui l’oblige à céder aux hommes heureux
Ce
qui fut une courte victoire pour elle,
Lui
laissant un goût amer, un vieux goût de sel.
La
vague
1992
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