Mamie (Marie)

Mamie Marie,

Je me doutais bien qu’un jour…
Mais pas si vite, comme ça…
Tu t’en irais pour toujours
Demeurer sous d’autres toits.
.
La vie de par la distance
Nous avait un peu éloignés,
Mais bien souvent ta présence,
Ton amour se ressentait.

Un coup de fil suffisait
Aux matines des dimanches
Pour qu’en moi, qu’en toi, s’enclenche
Les souvenirs du passé.

Ma fille est née sans connaître
L’odeur de tes petits plats,
Ta joie, tes sourires, ta voix,
Tout ce qui faisait ton être.

Le temps d’un aller retour
Pour te voir, dire au revoir,
Comprendre qu’il est trop tard,
Et pleurait jusqu’à ce jour…

Où l’on reste sans mot dire,
Où l’amour brise nos voix
Car nous vivrons l’avenir

Avec toi sous d’autres toits.

11 août 2000


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