Le vide de tes heures

Tu disais m’aimer
Dans un sourire figé,
Ton corps bronzé offert
Au plaisir éphémère.

Et

J’aimais ta présence,
Fait d’éclats d’une joie
Qui fait la différence
Avec celles d’autrefois.

Pourtant c’est toi qui t’éloignes,
Qui t’en va pour ailleurs,
Sachant que rien ne soigne
Le vide des tes heures.

Tu disais toujours
Qu’à côté de nous deux,
Tous les autres amours
N’étaient que petit feu.

Et

J’aimais cette force
Qui reposait en toi,
Moi qui n’étais qu’écorce
Au cœur lisse, de soie.

Pourtant c’est toi qui t’éloignes,
Qui t’en va pour ailleurs,
Sachant que rien ne soigne
Le vide des tes heures.

Tu disais légers
Mes sentiments pour toi
Car j’étais transporté
De rêves trop étroits.

Et

J’aimais davantage
Ta voix au doux refrain
Alors que sonnait loin,
L’heure de ce naufrage.

Pourtant c’est toi qui t’éloignes,
Qui t’en va pour ailleurs,
Sachant que rien ne soigne
Le vide des tes heures.




1991




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