On dort mal sans l'autre
Voilà trois jours, voilà deux nuits Loin de notre refuge amoureux. Toi, tu es à la maison. Moi, quelque part ailleurs, entre deux journées qui s’étirent, deux nuits qui n’en finissent pas. Et pourtant, C'est chez nous que je suis le plus souvent Dans ma tête. J’imagine la maison le soir, les lumières qui s’allument, tes habitudes, tes petits gestes, ton pas dans les pièces que nous connaissons par cœur. Je sais que tu es là, à quelques centaines de kilomètres peut-être, mais cette distance suffit à rendre les nuits trop grandes. Moi, loin de toi, je retrouve mon lit sans te retrouver. Je cherche ta présence dans le noir, le creux de ton épaule, ta chaleur, ce mouvement presque inconscient qui nous rapproche quand on dort. On dort mal sans l’autre. On perd un peu nos sens, nos habitudes, nos repères, comme si l’absence avait déplacé les meubles du cœur. Le moindre bruit m’interroge. La moindre ombre me fait penser à toi. Un parfum, une chanson, une lumière derrière une fenêtre et so...