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Affichage des articles du septembre, 2026

On dort mal sans l'autre

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Voilà trois jours, voilà deux nuits Loin de notre refuge amoureux. Toi, tu es à la maison. Moi, quelque part ailleurs, entre deux journées qui s’étirent, deux nuits qui n’en finissent pas. Et pourtant, C'est chez nous que je suis le plus souvent Dans ma tête. J’imagine la maison le soir, les lumières qui s’allument, tes habitudes, tes petits gestes, ton pas dans les pièces que nous connaissons par cœur. Je sais que tu es là, à quelques centaines de kilomètres peut-être, mais cette distance suffit à rendre les nuits trop grandes. Moi, loin de toi, je retrouve mon lit sans te retrouver. Je cherche ta présence dans le noir, le creux de ton épaule, ta chaleur, ce mouvement presque inconscient qui nous rapproche quand on dort. On dort mal sans l’autre. On perd un peu nos sens, nos habitudes, nos repères, comme si l’absence avait déplacé les meubles du cœur. Le moindre bruit m’interroge. La moindre ombre me fait penser à toi. Un parfum, une chanson, une lumière derrière une fenêtre et so...

Quand l'autre devient soi

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Voilà trois jours, voilà deux nuits Loin de notre refuge amoureux. On dort mal sans l’autre, On perd un peu nos sens, Nos habitudes, nos repères, Comme si l’absence Déplaçait tout autour de nous. On se sent seul, Presque perdu, Avec ce manque discret Qui s’installe au creux des nuits Et rappelle combien L’autre est devenu soi. Le moindre bruit, La moindre ombre, Interroge nos cœurs. On croit parfois entendre l’autre, On croit parfois sentir sa présence, Et puis le silence revient Nous rappeler qu’il faudra attendre. Alors on se dit : Vivement jeudi. Vivement nos retrouvailles, La prochaine nuit côte à côte, Le prochain câlin, Le prochain geste tendre, Celui qui dira sans un mot Que l’absence n’était qu’une parenthèse. Et puis retrouver notre refuge, Nos corps, nos silences, Nos habitudes, Ces petits riens qui sont à nous, Et cette évidence toute simple : À deux, on dort mieux. À deux, on se retrouve. À deux, on se rassure. À deux, on est chez nous. À deux, l’autre devient soi, Et ...

Toutes les chansons

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Toutes les chansons Qui parlent de toi, Qui parlent de nous, Portent le même titre, Accueillent le même refrain. Toutes les chansons Qui parlent de toi, Qui parlent de nous, Dans nos cœurs s'invitent, Prennent le même chemin. Il y a « De toi, ma muse », Comme une évidence au bout de ma plume, Quelques mots posés sans ruse, Quand ton visage traverse mes brumes. Tu es venue dans mes chansons Sans jamais demander ta place, Et depuis toutes mes partitions Gardent un peu de ta trace. Il y a « Fille des seventies », Ses vinyles et ses airs de liberté, Une génération qui sourit à la vie, Des rêves qu'on n'a jamais tout à fait quittés. Les années ont changé les décors, Les chansons ont changé de tempo, Mais quand je te regarde encore, Je retrouve la fille sur les photos. Toutes les chansons Qui parlent de toi, Qui parlent de nous, Portent le même titre, Accueillent le même refrain. Toutes les chansons Qui parlent de toi, Qui parlent de nous, Dans nos cœurs s'invitent, Prennent ...

Moi je sais

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Je joue du piano avec mes pieds, J’écris comme je vis, sans trépied, Pourtant ça me fait du bien, Et s’il y en a quelques-uns Qui me suivent sur les réseaux, J’le prends simplement comme un cadeau. J’ai pas cherché les projecteurs, Ni les grands mots, ni les honneurs, Je mets mes doutes sur le papier, Mes émotions à découvert. Je fais avec mes maladresses, Mes petits défauts, mes faiblesses, Et si parfois ça sonne faux, Au moins ça sonne comme mes mots. Le talent, j’sais pas, Mais l’émotion, j’la connais. Tricher, j’sais pas, Mais la vérité, j’la connais. J’ai pas les mots des grands discours, J’ai juste ceux de tous les jours. Le talent, j’sais pas, Mais quand ça vient du cœur, Moi, je sais. Oui, moi, je sais. Je cours pas après les chiffres, Ni les milliers de commentaires, J’préfère un regard qui vibre À des promesses éphémères. Si quelques mots trouvent leur chemin, Et touchent quelqu’un, même de loin, Alors mes notes, mes petits riens Auront peut-être servi à quelqu’un. Et si dema...

Quand les Rita faisaient danser nos vingt ans

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Il y avait Fred, il y avait Catherine, et nous, quelque part en Allemagne, avec nos vingt ans, nos uniformes, nos copains et nos nuits sans fin. La journée, les exercices, les casernes, les kilomètres, les lettres qu'on attendait. Et puis venait le soir. On poussait les portes des boîtes, les lumières tournaient, les basses faisaient trembler les murs, et soudain, C'était comme ça. Les Rita Mitsouko. Marcia Baïla, Andy, Les Histoires d'A., et toutes ces chansons qui nous faisaient oublier pour quelques heures les frontières, la distance, le temps. Catherine dansait avec sa voix, Fred faisait parler les guitares, et nous dansions sans savoir que nous étions en train de fabriquer nos souvenirs. Nous pensions que la nuit ne finirait jamais. Nous pensions que nos vingt ans nous appartenaient pour toujours. Puis Fred est parti. Et Catherine a continué de chanter, de danser, de faire vivre cette folie qu'ils avaient inventée à deux. Et puis  Catherine est partie  Alors aujour...

Fan de ma femme

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Fan de ma femme, De mon cœur jusqu’à l’âme, Fan de ma femme, De l’étincelle à la flamme. Et ça dure sans s’endurcir, Comme un printemps qui se prolonge, Ça vit avec envie de grandir, Sous la cendre douce de nos songes. Fan de ma femme, De ses rires à ses larmes, Fan de ma femme, De ses silences à son charme. On a traversé les années, Comme deux barques sur le même courant, Sans perdre le goût de danser, Ni la lumière au fond du temps. On s’est parfois cherchés, retrouvés, Dans les détours, les vents contraires, Mais toujours choisis de s’aimer, Comme on revient vers sa lumière. Et quand le temps passe sur nous, Il ne ternit rien d’essentiel, Il dépose, au creux de nos jours, Des souvenirs couleur de miel. Fan de ma femme, De mon cœur jusqu’à l’âme, Fan de ma femme, De l’étincelle à la flamme. Et ça dure sans s’endurcir, Comme une chanson qui nous unit, Ça vit avec envie de grandir, Encore demain, encore aujourd’hui. Yan LB Le 19 septembre 2026

Ce qu'il reste d'humanité

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Les héros du quotidien Font des chaînes de leurs mains, Pour préserver, protéger Notre reste d’humanité. Les grands de ce monde Font grandir la fronde, Pour préserver, protéger Leurs richesses, leurs intérêts. Et pendant qu’ils comptent leurs fortunes, Nombreux sont ceux qui n'ont plus une tune Pendant qu’ils dressent des frontières, Nous cherchons encore la lumière. Les héros du quotidien Se lèvent quand tout va mal, Ils donnent un peu de leurs lendemains À ceux qui n’ont plus rien d’égal. Les grands de ce monde Font grandir l'immonde, Ils parlent de paix, de liberté, Quand tout semble déjà décidé. Et pendant qu’ils comptent leurs fortunes, Nous comptons les chemises brunes Pendant qu’ils dressent des frontières, Nous cherchons à éviter les guerres. Mais il reste des mains qui se tendent, Des voix qui refusent de se taire, Des femmes, des hommes qui inventent Un autre chemin sur cette terre. Les héros du quotidien N’ont ni médaille ni destin, Juste la force de se lever, De rés...

Demain est déjà passé

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Nos enfants sont des adultes, Nos parents sont arrière-grands, Ainsi va le temps qui catapulte Nos vies en mille instants. Nos amis sont les mêmes, Nos fratries éternelles, Ainsi va le temps qui sème Des éclats d’arc-en-ciel. On passe les vitesses Sans jamais freiner, On se dit « rien ne presse », Bien que demain soit passé. On marque une pause, On se retourne encore, On se dit qu’on s’en cause Avant qu’on soit morts. On a grandi sans voir grandir Les années sur nos visages, On a appris à retenir Ce qui demeure après l’orage. Nos enfants ont leurs chemins, Nos parents leurs souvenirs, Et nous cherchons les lendemains Sans savoir quand ils vont finir. Nos amis sont les mêmes, Nos fratries éternelles, Et le temps toujours sème Des éclats d’arc-en-ciel. On passe les vitesses Sans jamais freiner, On se dit « rien ne presse », Bien que demain soit passé. Alors vivons maintenant, Puisque rien n’est éternel, Gardons nos rêves d’enfants Et nos envies essentielles. On marque une pause, On se re...

oh ! Bretagne des hauteurs

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Dans les Montagnes Noires, De la haute Cornouaille, Le vent écrit l’histoire Sur les ajoncs, les murailles. Face aux monts d'Arrée, Quand le jour baisse enfin, Les vieux chemins cachés Nous parlent des anciens. À Laz, sur les hauteurs, La lande garde en mémoire Les gestes et les labeurs, Les pierres et les histoires. Et sous les herbes folles, Quand le silence revient, Les voix du passé s’envolent Et nous parlent de plus loin. Oh, Bretagne des hauteurs, Terre de brume et de lumière, Tu portes dans ton cœur La mémoire de nos pères. De l’Aulne jusqu’à l’Odet, Des landes jusqu’aux Montagnes Noires, Il suffit de regarder Pour retrouver ton histoire. À Châteauneuf-du-Faou, L’Aulne descend tranquille, Elle emporte dans ses eaux floues Les souvenirs des villes. Les écluses et les chemins Gardent l’écho des voyages, Des péniches du matin Et des hommes de passage. Le canal Nantes-Brest S’étire entre les villages, Comme une veine qui reste Dans la mémoire des paysages. Et sur les chemins de ...

Amoureux des gens

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J’aime ceux qui prennent la route, Sans savoir où elle les mène, Ceux qui avancent avec leurs doutes, Le cœur chargé de leurs peines. J’aime les visages de passage, Les inconnus dans les gares, Ceux qui laissent un peu de leur image Avant de repartir quelque part. Et même quand le temps les éloigne, Quand les chemins changent de nom, Il reste parfois dans nos mémoires Un sourire, une voix, un prénom. Amoureux des gens, Comme ils vont, Comme ils sont, Amoureux des gens Qui s’en vont. De ceux qui restent un instant, De ceux qu’on aime autrement, Amoureux des gens, Tout simplement. J’aime ceux qui cachent leurs failles Derrière des éclats de rire, Ceux qui transforment leur bataille En nouvelles raisons de rires  J’aime les histoires imparfaites, Les rendez-vous inattendus  Les mains qui tremblent qui se cherchent, Et celles qui ne se trouvent plus Car on ne possède personne, On ne retient pas les saisons, On accompagne ce qui résonn Un sourire une voix un prénom. Amoureux des ge...

sous le soleil de l'humanité version 2

Sous le soleil de l’Humanité Sous le soleil de l’Essonne, Quand septembre nous étonne, Il y a des milliers de voix Qui viennent chanter qu’on y croit. Des centaines de stands, Des histoires , des visages Des mains qui se tendent, Des rêves au même passage. Fête de l’Huma, Fête de nos voix, Fête de ceux qui espèrent Encore un peu de lumière. Fête de l’Huma, Fête de toi, de moi, Quand la musique nous rassemble Et que le monde nous ressemble. Il y a des débats, des paroles, Des colères qui deviennent boussole, Des questions posées sans détour, Des idées qui cherchent toujours. Il y a ceux qui viennent défendre Un monde qu’on voudrait plus tendre, La justice et la solidarité, La paix, la fraternité. Et puis soudain la nuit s’allume, Les scènes traversent la brume, Et dans les milliers de regards La musique efface les remparts. Les Wampas chante chao manu Gauvain Sers chante pourvu UB40 fait danser les cœurs, Et les souvenirs changent de couleur. Louane vient avec sa lumière, Soprano fait v...

Sous le soleil de l'humanité

Sous le soleil de l’Essonne, Quand septembre résonne, Il est une fête qui rassemble, Où les différences se ressemblent. Des centaines de stands, Des couleurs, des accents, Des sourires qui se répondent, Des idées qui font le monde. C’est la Fête de l’Huma, Celle qui ne ressemble à aucune autre, Où l’on vient pour la musique, Mais aussi pour parler des nôtres. Des débats, des rencontres, Des colères et des espoirs, Des combats que l’on raconte, Et des rêves à faire vivre encore. Et puis les scènes s’allument, Quand la musique prend la rue, Quand les voix se mêlent aux brumes Et que la nuit n’en finit plus. Les Wampas mettent le feu, Gauvain Sers chante les gens, UB40 fait danser les vieux Comme les plus jeunes d’à présent. Louane vient faire vibrer les cœurs, Soprano rassemble en chœur, Josman fait monter les décibels, Kery James porte une parole essentielle. Pour tous les goûts, toutes les générations, Du rock au rap, du reggae à la chanson, Des artistes venus de partout, Et cet...

Et si venait

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Et si venait S'installer  Une alternative  Un entre-deux rives  Qui ouvre des horizons  Qui invente d'autres saisons... Et si venait  S'installer  Sur les façades grises Des sourires comme des frises Qui ouvrent des perspectives  A ce monde qui vers le brun dérive. Et si venait  S'installer  Au delà des postures  Au delà de nos propres murs Un Eldorado pour tous  Où chaque graine pousse... Et si venait s'installer Un peu plus de lumière Dans les regards austères, Un peu moins de frontières Et davantage de mystères... Et si nous inventions D'autres chemins possibles, Des rêves plus accessibles, Des raisons de croire encore Lorsque le doute nous dévore. Et si venait s'installer Entre nos mains, dans nos voix, Cette évidence, cette foi Qu'un autre monde est possible Et que rien n'est immobile. Et si venait s'installer Une alternative, Un entre-deux rives, Un horizon à construire, Une raison de sourire... Car il suffit quelquefois D'une...

8 septembre 2009

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Le 8 septembre 2009. Il y a des dates qu'on n'oublie pas, Qu'on garde en soi, ici ou là, Des appels où le temps s'arrête, Où votre esprit perd un peu la tête. Le huit septembre est de celles-là, Le dernier jour de mon papa, Yves, avant son envol ailleurs, Loin de mes yeux, pas de mon cœur. La veille au soir au téléphone  On parlait comme deux hommes  Le père, le fils et deux esprits  Sans se douter de ce qui suit On parlait de tout, on parlait de rien, Comme on le fait quand tout va bien. Je ne savais pas, tu ne savais pas Que cette nuit serait la dernière fois. Et c'est peut-être ça, le plus dur, La violence d'un départ sans murmure. Pas de dernier mot, pas de dernier regard, Juste une voix qui s'éteint quelque part. Yves, mon papa, depuis ce jour, Il y a ton absence autour de moi. Dans les silences, dans certains jours, Dans une chanson qui me parle de toi. Il y a des choses que je voudrais dire, Des souvenirs qui me font sourire, Des questions restées san...