Petits boulots

Le téléphone sonne,
Le silence résonne,
Les voitures klaxonnent
Et mon cœur est aphone.

Tout le monde se presse
Pas le temps d’être en liesse,
Des paroles qui blessent
Mon cœur d’homme sans cesse.

Coup de fil qui dérange
Qui tape dans le mille,
Dans l’atmosphère étrange
Qui règne sur la ville.

Étroite surveillance
Dans ces moments d’absence
Où brûle le mystère,
Où s’éteint notre terre.

Le téléphone sonne,
L’automate s’actionne
Et les gens me caressent
De paroles qui blessent.

Le temps s’accroche au temps,
Le vent nourrit le vent
Et je pars travailler
Pour ne pas m’oublier.

1991


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tintin pleure à Bruxelles

oh ! Bretagne des hauteurs

peu importe le jardin