On regarde sans voir
Quatorze
heures moins dix,
Le temps
est au beau fixe
Malgré le
froid d’hiver
Qui fait
les cœurs de pierres.
On vit
chacun pour soi,
Se
souciant peu des autres,
Bouleversé
parfois
Par la
télé entre autre.
Les médias
nous ingurgitent
D’images
chocs qui blessent,
Dénonçant
la détresse
Et
ensemble on s’agite
L’espace
d’un instant
Seulement,
puis l’oubli
S’installe
en nous et vit
Jusqu’aux
prochains instants
Où nos
yeux affamés
Braqués
sur la télé
Font de
nous les voyeurs
D’une
époque sans cœur.
On regarde
sans voir,
Le regard
froid et dur
Cet horizon de murs
Cet horizon de murs
Qui a tué
l’espoir.
Janvier
1992
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