Avril fébrile

Ce matin d'avril fébrile
Tout mon corps est sur pilote
Quasiment automatique.

Sous son air toujours tranquille
Il atteint un seuil critique
Fatigué qu'on l'asticote.

Cet hiver l'a mis à mal,
Lui a laissé quelques marques
Bien qu'il ait fait la marmotte.

Mais le printemps qui s'installe
Dans les jardins et les parcs
Peu à peu le ravigote.

Alors heureux il se bouge,
Remue toute sa carcasse,
Ecoute ses os qui craquent.

Aucun voyant n'est au rouge,
Juste besoin qu'on le masse
Pour être à nouveau d'attaque.





Yan LB

Le 12 avril 2016

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