Les moulins à vent

Les moulins à vent
Sont devenus éoliennes,
Les bateaux de pêche
Des navires de plaisance.

Dans les petits villages,
Les commerces ont fermé,
Tout est prêt à consommer,
Fabriqué à « ailleurs-land ».

Produire encore en France
Coûte beaucoup plus cher
Qu'à l'autre bout de la terre,
Sans les mêmes droits ni cadence.

On a fermé les usines,
On a vendu les métiers,
Les savoir-faire s'éliminent,
Au nom du coût le moins cher.

On commande sur des écrans
Ce qu'on fabriquait autrefois,
On reçoit tout en deux jours,
Mais on ne sait plus par qui.

Les champs sont devenus lotissements,
Les ateliers, des souvenirs,
Et sous les grands vents d'Occident,
On regarde les emplois partir.

Pourtant dans nos campagnes,
Il reste encore des mains,
Des femmes et des hommes qui gagnent
À fabriquer du bon, du bien.

Certains veulent y revenir,
À l'économie circulaire,
Consommer local, produire,
Pour un monde plus solidaire.

Mais face au grand capital,
À l'enrichissement personnel,
Retrouver l'équilibre social
Peut sembler presque irréel.

Quand on produit local,
Quand on consomme plus court,
On s'enrichit du partage
Plutôt que par les marges.

Produire encore en France,
C'est peut-être un peu plus cher,
Mais c'est faire vivre nos terres
Et préserver notre chance.

Les moulins tournent encore,
Mais pour produire du courant,
Et nos villages cherchent encore
Le souffle d'un autre temps.

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