Des hommes de vent
Je ne veux pas de chemins
Qui ne conduisent qu'à soi.
Je préfère les sentiers de lande
Que le vent dessine.
Depuis, je me méfie
Des certitudes.
Je fais confiance
Aux phares dans la brume.
Nous sommes, au fond,
Des hommes de vent.
Nous passons, nous chantons,
Nous aimons pourtant.
Il suffit d'une lumière,
Au détour de la nuit,
Pour que la terre entière
Retrouve un peu de vie.
Je ne crois pas aux destins
Qui se construisent pour soi.
Je préfère les sarabandes,
Que le vent devine.
Alors, je me défie
Des habitudes.
Je fais confiance
Aux quais chargés de plumes.
Nous sommes, au fond,
Des hommes de vent.
Nous passons, nous chantons,
Nous aimons pourtant.
Il suffit d'une lumière,
Au détour de la nuit,
Pour que la terre entière
Retrouve un peu de vie.
Je n'suis pas assez marin
Pour naviguer dans l'entre-soi.
Je préfère d'autres visages,
Que le vent désigne.
Depuis, je me défie
Des gratitudes.
Je fais confiance
Au ressac et à l'écume.
Nous sommes, au fond,
Des hommes de vent.
Nous passons, nous chantons,
Nous aimons pourtant.
Il suffit d'une lumière,
Au détour de la nuit,
Pour que la terre entière
Retrouve un peu de vie.
Je n'suis pas assez malin
Pour être marchand de « soi ».
Je préfère d'autres rivages,
Que le vent souligne.
Alors, je me méfie
Des attitudes.
Je fais confiance
Aux hommes sans costume.
Nous sommes, au fond,
Des hommes de vent.
Nous passons, nous chantons,
Nous aimons pourtant.
Il suffit d'une lumière,
Au détour de la nuit,
Pour que la terre entière
Retrouve un peu de vie.
Yan lb
Le 3 aout 2026
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