Oubliez-moi

"Oubliez-moi" crie la maman
Exténuée par sa journée
Avec son double emploi du temps
Qui voudrait juste respirer.

"Oubliez-moi" crie l'innocent
Présumé coupable trop vite
Dont le visage est à présent
Marqué au fer comme illicite.

"Oubliez-moi" crie l'étranger
Qui recherche l'eldorado
Ou simplement la liberté
Et qu'on accuse de tous les maux.

"Oubliez-moi" crie le champion
Qui a du rendre sa couronne
Pour avoir tricher sans raison
En s'injectant un tas d'hormones.

"Oubliez-moi" crie l'amoureux
Qui n'a pas su ouvrir les yeux
Quand il fut un jour de la farce
Un dindon grand comme une darse.

'Oubliez-moi" crie l'insolvable
A son banquier, au trésorier
Qui demeurent impertubables
Pour compter des pénalités.

"Oubliez-moi" crie le poète
Aux mots égarés dans sa tête
Qui souhaitent qu'il les ordonne
Afin qu'en jolis vers ils sonnent.

Yan LB

Le 18 janvier 2017

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