Sonnet d'alexandrins

Et pourquoi pas ce matin des alexandrins
Pour composer ce bouquet de mots printaniers,
Cela changera des vers de six pieds de longs
Sur lesquels s'arc-boutent mes précédentes strophes.

Évidemment je ne ferai pas le malin
En tentant un vocabulaire trop aisé
Puisque j'y perdrais mon latin et ma raison
Pour au final ne livrer qu'une catastrophe.

Je vais donc, en toute modestie, disons le,
Me prêter à ce simple mais drôle de jeu
Qui consiste à décompter le nombre de pieds

De ce poème à la floraison quotidienne
Et dont les qualités sont souvent  béotiennes
Tout en concluant ce véritable sonnet.

Yan LB

Le 15 mai 2016

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